Diagnostiquer un lymphome malin

Les lymphomes malins regroupent d'une part la maladie de Hodgkin (MH) ou lymphomes hodgkiniens, et un ensemble polymorphe d'affections regroupées sous le nom de lymphomes malins non hodgkiniens (LNH). Ces maladies se rapprochent par leur nature (prolifération d'éléments lymphoïdes), leur tableau clinique dominé par l'existence d'adénopathies, une histoire naturelle proche. Ceci justifie des examens de bilans initiaux et des outils de classification en stades comparables.

Cancers bronchiques primitifs

Première cause de mortalité par cancer chez l'homme.
En France, environ 25 000 décès annuels par cancer bronchique pour une incidence de 27000 nouveaux cas estimés en 2000.
Son pronostic reste très sombre : Espérance de vie à 5 ans de 10 à 15 %. Un cancer bronchique symptomatique est déjà synonyme d'incurabilité dans 90 % des cas.
Fréquence en augmentation chez l'homme et plus récemment chez la femme (chez la femme, aux USA et au Danemark, la mortalité par cancer bronchique a dépassé celle du cancer du sein. Evolution similaire attendue en France).

Tumeurs de la cavité buccale et des voies aérodigestives supérieures

Les cancers des voies aéro-digestives supérieures (cavité buccale, nasopharynx, oropharynx, hypopharynx, larynx) représentent le 6ème cancer le plus fréquent au monde avec environ 42000 nouveaux cas par an en Europe dont 17000 en France. Parmi ces cancers, celui du nasopharynx est très rare en France mais représente dans le monde le cancer des VADS le plus fréquent en raison d’une forte incidence dans des régions à forte densité de population (Asie du Sud Est).
Ces cancers présentent un certain nombre de caractéristiques communes :
- Ils sont plus fréquents chez l’homme
- Ils sont pour la grande majorité d’origine épithéliale (carcinomes)
- Leur survenue est liée essentiellement à l’exposition à certains agents carcinogènes externes: alcool et tabac (cavité buccale, oro-, hypo-pharynx, larynx) et Virus d’Epstein Barr, nitrosamines volatiles (nasopharynx).
- Ils présentent avant tout une extension locale et ganglionnaire. Les métastases à distance sont possibles et plus fréquentes dans certaines localisations (hypo- et nasopharynx).
- Le bilan pré-thérapeutique est basé sur la panendoscopie sous anesthésie générale avec biopsie pour analyse histologique et sur le scanner et/ou l’IRM.
- Leur traitement fait appel à une approche multidisciplinaire associant de façon variable selon le siège et l’extension tumorale la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie
Ces cancers présentent aussi des caractéristiques propres à chaque localisation tumorale que nous allons détailler en débutant par le cancer du nasopharynx.

Cancer du col utérin

Dans la plupart des pays industrialisés, l’incidence du cancer invasif du cancer du col utérin ne cesse de diminuer depuis 30 ans. Il représente 2 % des décès annuels aux USA en 1995, 3.8% des décès par cancer chez la femme en Europe pour un taux identique de 2 % de décès annuel.
En France, son incidence en 1995 est de 3300 nouveaux cas. Son incidence est passée de 22.4 pour 100000 en 1975 à 10.3 pour 100000 en 1995. Il représente par contre la 2e cause de mortalité par cancer chez la femme dans les pays en voie de développement. L’incidence augmente progressivement à partir de l’âge de 30 ans. Son âge moyen de découverte est de 55 ans ; il est considéré comme une maladie sexuellement transmissible avec un risque augmenté chez les prostituées, des patientes avec des partenaires sexuels multiples et/ou des premiers rapports sexuels précoces.
L’infection de la muqueuse du col utérin par le papillomavirus humain constitue un facteur de risque majeur. L’infection par HPV 16 et 18 est le plus souvent trouvé corrélé au cancer du col utérin. La fréquence d’association avec HPV est plus basse dans les dysplasies de bas grade (30% des lésions) que dans les dysplasies de haut grade où l’association est retrouvée dans 80% des cas, fréquence similaire à celle observée dans les cancers infiltrants.
Le virus HIV représente également un facteur de risque de carcinome invasif du col utérin.
Les patientes HIV positives présentent un cancer plus agressif et de moins bon pronostic avec une présentation clinique plus avancée lors du diagnostic. D’autres facteurs de risque ont été évoqués tels que le tabac avec une relation dose-dépendante.

Cancer colorectal

L’incidence du cancer colorectal (CCR) varie dans un rapport de 1 à 25 dans le monde. Elle est la plus élevée en Amérique du Nord et Nouvelle-Zélande et la plus faible en Inde, Asie, Afrique du Sud. En Europe, elle est plus élevée au Nord qu’au Sud et à l’Ouest qu’à l’Est. En France, le CCR représente 13 % de l’ensemble des cancers. Il vient en 3è position après les cancers du sein et de la prostate, les deux sexes réunis (39/100 000 chez l’homme et 24/100 000 chez la femme).
On compte par an environ 18 000 cancers du côlon et 8 000 cancers du rectum. Il apparaît après 45 ans et la fréquence augmente avec l’âge. L’âge moyen de survenue est 68 ans. Trente à 40 % des cas surviennent après 75 ans.

Tumeurs cutanées, épithéliales et mélaniques

Les cancers épithéliaux de la peau se développent à partir des kératinocytes de l’épiderme, ce qui exclut les tumeurs des annexes pilo-sébacées et tumeurs rares (dermatofibrome, tumeur de Merckel, métastases cutanées). Ce sont les cancers les plus fréquents dans les deux sexes. Ils surviennent préférentiellement, chez les sujets de plus de 60 ans et sur les zones exposées au soleil, qui est le principal facteur étiologique. Le traitement des cancers infiltrants est local par la chirurgie et/ou par radiothérapie. Les métastases sont exceptionnelles et le pronostic est excellent.

Cancers de l’enfant : particularités épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques

Les cancers de l’enfant de moins de 15 ans sont des maladies rares qui ne représentent que 1% de l’ensemble des cancers. Leur incidence est en moyenne de 120/million d’enfants par an, soit un risque de survenue d’environ 1/700, correspondant à près de 2 000 nouveaux cas/an en France, où ils représentent la deuxième cause de mortalité au-delà de l’âge de 1 an, après les accidents. Leur pronostic est bien meilleur que celui des cancers de l’adulte puisque le taux de guérison, tous cancers confondus, est de l’ordre de 75 à 80 %. Ainsi, on estime qu’en l’an 2010, plus d’1 adulte sur 1000 aura été guéri d’un cancer traité dans l’enfance.