Cancer de l’ovaire : signes cliniques, moyens diagnostiques et bilan d’extension, stratégie thérapeutique

Le cancer de l’ovaire touche environ 3500 femmes chaque année en France, ce qui représente une incidence de 10 cas pour 100 000 femmes et par an. Le pronostic de cette affection est redoutable puisqu’à peu près autant de décès sont constatés. Cette gravité est due au fait que trois fois sur quatre le diagnostic est tardif au stade de carcinose péritonéale où le volume de la tumeur primitive et de son extension intrapéritonéale sont considérables.
Malgré les progrès thérapeutiques, le taux de survie à 5 ans de ces femmes ne dépasse pas 25 %. Pourtant, lorsque le diagnostic est précoce alors que la tumeur est limitée à un ovaire ou aux deux ovaires, les chances de guérison sont réelles avec une survie à 5 ans de l’ordre de 90 %. Il paraît donc particulièrement important de faire le diagnostic de cette affection aussi précocement que possible, mais malheureusement il n’existe aucun signe clinique caractéristique et la survenue d'une tumeur ovarienne peut s'accompagner d'une symptomatologie extrêmement variée voire trompeuse. Ceci explique que régulièrement des cancers de l’ovaire sont diagnostiqués par des gastroentérologues ou des chirurgiens généralistes ou viscéralistes plutôt que par des gynécologues. D’autre part on connaît mal la vitesse de croissance des tumeurs de l’ovaire et, s’il est probable que certaines possèdent une longue période de latence clinique qui serait propice à un diagnostic précoce, il est certain que d’autres évoluent rapidement et connaissent très vite une dissémination péritonéale rendant illusoire une éventuelle intervention précoce.
Il importe donc, devant toute symptomatologie mal expliquée, de savoir penser au cancer de l’ovaire et de pratiquer un examen gynécologique approprié complété par une échographie abdomino-pelvienne qui est le maître examen du diagnostic de cette affection.



0 commentaires :

Enregistrer un commentaire